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Articles avec #humeur(s) tag

Se retrouver à deux quand on est trois

26 Février 2014 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

Chère lectrice,

A la base je voulais écrire cet article pour la Saint-Valentin, ça me semblait indiqué pour l’occasion… même si je n’aime pas particulièrement cette fête très (trop) commerciale. Malgré tout j’étais contente de recevoir un joli bouquet de roses de mon Loup, parce que finalement, la dernière fois que j’ai eu des fleurs c’était à la maternité pour la naissance de louveteau… oui, chère lectrice, même avec un mâle adorable et attentionné, les bonnes habitudes des petites attentions qui font tant plaisir se font plus rares avec le temps… Pas par manque d’amour non, mais parce qu’on n’y pense plus, parce qu’on est des parents-débordés-qui-bossent-comme-des-dingues, parce que dès qu’on a fini le boulot on met la casquette de notre deuxième métier : parents ! Et qu’après ça on s’écroule…

C’est donc le propos de mon billet. Au départ il y a un couple très amoureux qui se fait plein de câlins, de tendresses, de papouilles, tout le temps, à toute heure, sans raison, juste parce qu’on a besoin de se sentir tout près, collés-serrés (on est tactiles ou on ne l’est pas) ; un couple qui parle beaucoup, énormément, de tout et de rien, de la politique, d’égyptologie, d’astrologie, de la possible vie extra-terrestre et j’en passe ; qui refait le monde, qui voudrait le changer, qui cherche une solution pour sauver la planète (oui, rien de moins) ; qui cherche des idées pour inventer quelque chose qui le rendrait millionnaire et servirait à bon nombre de personnes (oui oui on a de l’ambition) ; qui regarde des films, des dessins animés (oui, grands enfants, toujours), des spectacles comiques et qui rigole à tout bout de champ en faisant des imitations ; un couple qui s’entend bien (ok, pas tout le temps, mais presque !) et décide de vivre ensemble.

A l’arrivée on a un couple qui peine à passer des moments à deux, par manque de temps et d’énergie… Entre-deux il y a eu un louveteau et ce n’est pas un petit changement !!! Oh attention hein, je ne me plains pas, j’ai voulu avoir louveteau, j’étais consciente des implications et je sais que cette situation est transitoire, mais je ne fais que constater ! Un bébé demande tellement d’énergie et d’attention ! Quand il sera plus grand et un peu plus indépendant je pense (j’espère !) qu’on pourra plus facilement lui dire d’aller jouer dans sa chambre un moment et trouver du temps pour nous…

Mais pour le moment c’est compliqué… ce n’est pas gravissime, on n’en souffre pas vraiment mais je me dis qu’il faut aussi qu’on arrive à se retrouver, à dégager du temps pour s’aimer encore plus fort et se le montrer autant (voire plus) qu’avant… Je comprends mieux maintenant pourquoi les couples peu solides ou s’engageant dans la parentalité en ayant déjà une relation légèrement bancale se séparent dans les premières années de leur enfant... Il faut être un couple en béton pour survivre à ce tsunami, ce bouleversement dans les habitudes, dans la gestion du temps !

Louveteau n’a pas encore un an et je le trouve trop petit, trop accroché à nous, pour le laisser un week-end et partir en amoureux… Peut-être que c’est une excuse, quand on veut on peut, mais moi je n’ai tout simplement pas envie de le laisser un week-end alors que je le vois déjà tellement peu mon loulou ! Bon, donc on tire une croix sur le week-end en amoureux pour le moment…

Le soir et le week-end j’ai plutôt l’impression qu’on co-habite et qu’on co-parente… Je m’explique, Papa-Loup s’occupe de louveteau et joue avec pendant que je fais ses purées, les courses, les lessives etc. Je m’occupe de nourrir, changer, câliner et coucher louveteau pendant que son père a un peu de temps pour geeker… Parfois je prends le temps de me poser un moment avec mes deux hommes mais je ne tiens pas en place, mon cerveau bouillonne et j’ai la liste des « choses à faire » qui tourne en boucle dans ma tête… Peut-être que je m’organise mal, je ne sais pas, il ne me semble pas perdre du temps inutilement, au contraire il me semble que je passe mes soirées et mes week-ends à courir pour faire le maximum de choses en un minimum de temps… Toujours est-il que quand louveteau est à la sieste ou au dodo pour la nuit et que j’évite donc les tâches qui font du bruit et risquent de le réveiller, moi aussi j’ai envie d’un peu de temps pour geeker, pour prendre ma douche etc. Ensuite il nous reste de notre soirée une heure, une heure trente, deux heures à tout casser pour manger et regarder un peu la télé… C’est là qu’en général je m’écroule de fatigue, le ventre plein et avec ma « to-do list » cochée comme il faut tout partout !

Alors oui, je l’avoue, il faut parfois que je pense que ça fait un moment qu’on ne s’est pas fait de bisous, de papouilles, de câlins… d’un autre côté c’est notre fils qui en reçoit plein, de notre part à tout les deux ! Mais il ne faut surtout pas qu’on oublie ce qu’on était au départ, nous deux, une Louve et son Loup ! On s’aime, mais l’amour ça s’entretient, sinon la flamme s’éteint doucement !

Je n’ai pas de trucs, je n’ai pas d’astuces à vous donner pour apprendre à se retrouver à deux quand on a un petit bébé entre nous (qui nous sépare mais qui nous unit aussi). Au contraire, d’ailleurs si vous avez envie de partager vos idées vous êtes les bienvenues ! Non, tout ce que j’aimerais dire c’est qu’il faut penser à l’autre d’abord comme un conjoint et non comme un parent ou des bras secourables en cas de pétage-de-plombs-bébé-qui-pleure-tiens-chéri-prends-le… Il faut se souvenir de ce qu’on était, se re-découvrir amoureux, retrouver des habitudes, même insignifiantes qu’on avait avant (se tenir la main pendant le film par exemple). Il faut y penser et le faire, malgré le stress, la fatigue, le gros rhume qui nous lamine pour au moins une semaine etc…

Alors oui, c’est bête mais je me dis que je vais intégrer mentalement dans ma « to-do list » du week-end une case « passer du temps avec chéri, discuter, se câliner ». Parce que si je l’ai choisi c’est qu’il y a une bonne raison, si louveteau existe c’est parce que je l’ai choisi lui et personne d’autre ! Il est mon Loup, envers et contre tout et je n’ai pas fondé une famille avec lui pour la voir se désintégrer par manque d’attention, de communication, d’énergie ou de temps !

Voilà, ça c’est ma « bonne résolution » de Saint-Valentin…

N.B. : honnêtement, j’admire énormément les parents de familles nombreuses et je me demande vraiment comment ils arrivent à gérer leur couple ?! Nan parce que moi j’aimerais bien un(e) petit(e) deuxième mais je pense qu’on va attendre un peu quand même hein… d’ailleurs tiens, j’ai trouvé l’idée pour mon prochain article ;)

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Caro Nonno

1 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

Caro Nonno

Chère lectrice,

Nous sommes le 1er décembre et aujourd’hui commence donc la période de l’Avent, ce qui signifie qu’on se rapproche de Noël… Je n’aime pas Noël, ou plutôt je n’aime plus Noël ! Ça fait 18 ans cette année que je n’aime plus Noël, depuis qu’il est parti… Avant, quand j’étais petite, j’adorais ce moment de l’année ! Tous les autres mois il était souvent en voyage, rarement là pour nos anniversaires même s’il écrivait des lettres pour dire qu’il pensait à nous. Ces lettres je les ai toutes gardées, je les relis parfois (mes fameuses boîtes à souvenirs), elles portent des timbres de l’autre bout du monde, de contrées inconnues et sauvages que je visiterai peut-être un jour… Mais à Noël il était TOUJOURS là, c’était précieux ! Nous ne sommes pas vraiment croyants au sens religieux du terme, mais Noël pour moi c’était la présence de mon grand-père, les cadeaux, le droit de regarder les dessins animés, le sapin décoré et illuminé, la table de fête où l’on mangeait tout sauf la traditionnelle dinde et les soirées où j’avais le droit de veiller tard pour profiter de ma famille au complet. Je me rappelle d’un Noël où je devais avoir 10 ans : la nappe rouge avec des dessins de sapins verts, les serviettes en papier avec des bonhommes de neiges, des paillettes, des confettis et une table remplie de barquettes en aluminium car nous avions commandé chez le traiteur chinois tout, absolument tout ce qui nous faisait envie ! Il y en avait pour un régiment alors que nous n’étions que quatre et mon grand-père, aussi gourmand que moi (ou plutôt c’est moi qui suis aussi gourmande que lui), s’en donnait à cœur joie à goûter à tout…

Mais voilà, il n’est plus là. Le reste de l’année il me manque, bien sûr, mais pas plus que quand il était en voyage… Je pourrais encore me dire qu’il est quelque part en Afrique et qu’il reviendra. A Noël c’est différent… Chaque mois de décembre qui passe depuis 18 ans je me rends compte encore plus cruellement qu’il ne sera jamais plus là pour Noël… qu’il ne connaîtra jamais son arrière-petit-fils… qu’il ne le verra pas grandir, qu’il ne lui ramènera pas de cadeaux de l’autre bout du monde… qu’il ne regardera pas les Tom&Jerry ou Beep-beep&Coyote avec lui en rigolant comme un gosse…

Depuis qu’il est parti je me force à faire bonne figure pour des Noëls en famille qui me semblent de plus en plus insipides, inutiles, vides de sens… Je m’efforce de faire des cadeaux personnalisés pour chacun, de recevoir des cadeaux avec le sourire alors qu’à l’intérieur je pleure, parce qu’aucun ne viendra plus jamais de lui ; j’essaye d’être là pour ce qu’il reste de ma toute petite famille alors que j’ai juste envie de rentrer me cacher dans une grotte et de laisser passer cette période qui ne me plaît plus…

Mais cette année c’est différent… Cette année louveteau est là et, même s’il est encore petit, je vais perpétuer la tradition pour lui, rien que pour lui… Je veux que lui aussi garde de bons souvenirs des Noëls en famille, je veux voir ses yeux s’écarquiller devant les guirlandes, les boules et les lumières du sapin, je veux le voir déchirer le papier cadeau de ses jouets et s’amuser à le froisser en laissant de côté le jouet, moins intéressant, comme moi quand j’étais petite… Pour lui, pour ses yeux qui s’émerveillent et s’illuminent à la découverte de ces tout-petits riens de notre quotidien, pour ce sourire et ces expressions qui parfois me rappellent mon grand-père, pour lui qui porte un peu de son aïeul en lui et qui ainsi le maintient encore un peu vivant, pour mon louveteau cette année je vais faire un sapin, le décorer, emballer des cadeaux dans du joli papier et peut-être, oui peut-être que je serai un peu moins triste qu’avant…

L’amour est plus fort que la mort… ma caro Nonno, sapessi quanto mi manchi !

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Perdre son insouciance

28 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

Chère lectrice,

Je vais te raconter comment j’ai perdu mon insouciance, cette espèce de légèreté de vivre et une certaine sérénité, en devenant maman…

J’ai eu une grossesse plutôt facile, dénuée de tous les grands maux habituels d’une femme enceinte, à l’exception du mal de dos/mal dans les côtes/insomnie des trois derniers mois… Comme beaucoup de femmes, ayant pris 15kg au total, j’avais sur la fin de la peine à marcher sans m’essouffler : ma démarche s’apparentait plus à celle d’un pingouin qui aurait gobé une pastèque que d’une femme sexy et dynamique… Je ne fermais plus aucun manteau, je ne voyais plus mes pieds ni une autre partie plus intime de mon anatomie depuis des mois ; je mettais environ dix minutes à mettre des chaussettes, ne parlons même pas des chaussures ! Ma libido était à environ 20'000 lieues sous les mers, à peu près au niveau de la fosse des Mariannes, mais malgré tout je me sentais bien, heureuse et épanouie. Louveteau grandissait bien dans mon ventre, gigotait à qui mieux mieux en faisant des saltos dans son « jacuzzi » depuis le 4ème mois.

J’étais plutôt sereine sur le déroulement de ma grossesse et même par rapport à l’accouchement… Il faut dire que mon Loup m’a beaucoup aidée à ne pas m’angoisser, beaucoup rassurée dès qu’un doute m’assaillait : tout au long de ma grossesse il m’a répété « tu verras, JE SAIS que ça va bien se passer ». Il avait raison, on va dire que globalement tout s’est bien passé, l’accouchement y compris malgré quelques petits désagréments (déchirure/épisio). Et puis de toute façon on oublie vite le négatif… moi en tout cas j’ai très vite oublié tout le « avant ». Dès que louveteau est sorti, dès qu’il a poussé son premier (unique) cri comme pour dire « ça y est je suis là », dès qu’on me l’a posé sur le ventre et qu’on a échangé notre premier regard, dès que j’ai vu du coin de l’œil l’émotion de Papa-Loup qui me serrait la main en me disant « je t’aime, je vous aime »… tout le reste à presque disparu de ma mémoire… j’étais maman ! Cet enfant tant désiré était là, sous mes yeux, sur ma peau, déjà aimé au-delà des mots, aimé de cet amour inconditionnel de maman-louve qui ne me quittera plus jamais.

Je n’ai à aucun moment douté de savoir m’en occuper, de trouver les gestes qu’il fallait faire, de réussir à comprendre ses pleurs… je savais que ça prendrait du temps, qu’il fallait qu’on apprenne à se (re)connaître et j’étais comme toutes les primipares, un peu empruntée dans mes mouvements avec ce petit être qui me semblait si fragile entre mes mains. Mais je ne peux pas dire que je me sentais angoissée… Le séjour à la maternité a été parfait, j’étais choyée, cocoonée, on m’amenait à manger, à boire ; j’avais des visites, suffisamment pour me sentir entourée mais pas trop pour ne pas étouffer ni me fatiguer…

Cependant, Papa-Loup était pressé de nous voir rentrer dans notre nid, notre home sweet home… on lui manquait, il avait pris congé exprès pour être là, il passait la journée (ou presque) avec nous, il avait du mal à nous quitter le soir... J’ai accouché le lundi matin et déjà le mercredi il se demandait quand il allait pouvoir emmener sa femme et son fils à la maison ; d’un côté je trouvais ça mignon, touchant même, mais moi je ne me sentais pas prête… Plus se rapprochait l’échéance du retour à la maison, plus je paniquais… est-ce que tout est prêt, est-ce que tout va bien, comment on fixe le cosy dans la voiture, est-ce que j’ai tout ce qu’il faut pour m’occuper de bébé, le frigo est-il plein ?

Lorsqu’on m’a dit que tout allait bien pour louveteau, que ma montée de lait s’était faite correctement, qu’il avait repris un peu de poids, que ma cicatrice d’épisio était en bonne voie de guérison et ne nécessitait plus de soin particulier, bref que « si j’étais prête » je pouvais sortir vendredi après-midi je me suis effondrée en larmes et sanglots dans le genre « booooouhouhou mais je ne suis pas prête ! »… Vous voyez le tableau ? Finalement en parlant avec Papa-Loup, avec ma mère, la sienne et surtout les sages-femmes j’ai compris que c’était normal (merci les hormones !), que tout se passerait bien et que de toute façon il fallait bien que je me jette dans ce gouffre vide (ou plutôt rempli de points d’interrogations) qu’était le « retour à la maison à trois ». J’ai pourtant un bon cerveau qui réfléchit plutôt pas trop mal d’habitude mais je n’avais pas réellement réalisé qu’on partait à la maternité à deux (et demi) et qu’on en revenait à trois, avec toute l’organisation que ça nécessite… C’est idiot non ?

Nous sommes donc rentrés à la maison le vendredi après-midi… Pendant quelques jours je me suis sentie un peu (beaucoup) perdue. Certes, je retrouvais mes marques, mon nid, mon logis, mes habitudes… oui mais une bonne partie de ces habitudes étaient fortement chamboulées par l’existence de ce petit louveteau qui dormait paisiblement dans son Cocoonababy (oh ben tiens ça me fait penser qu’il faudra que je vous en parle de cette merveilleuse invention !).

Et là, chez moi, avec mon petit bonhomme dans mes bras, j’ai pris conscience que rien ne serait plus comme avant (rien de négatif, au contraire même, mais juste différent) : j’étais maman et avec ce nouveau statut j’avais hérité de toutes les préoccupations d’une mère (a-t-il assez mangé ? froid ? chaud ? soif ? bobo ? etc.). Je ne saurais vous le décrire mais j’ai eu le sentiment très fort que je perdais mon insouciance, cette légèreté de vivre où on se dit que tant pis si les courses/le ménage/la lessive ne sont pas faites, tant pis si on se couche/lève tard, tant pis si on ne suit pas le planning que l’on avait prévu… où l’on remet à demain (ou à la semaine prochaine, ou même à celle d’après) certaines choses, où on oublie d’en faire d’autres mais ce n’est pas grave. Non, là ce genre de joyeux foutoir n’était plus possible, j’avais un bébé dont j’étais responsable et qui avait besoin de moi, besoin d’une structure, d’horaires et de stabilité !

Depuis lors j’ai donc ces deux petites rides d’expression entre les deux sourcils qui se creusent, celles qu’on appelle la ride du lion mais que moi j’ai plutôt envie d’appeler la ride des mamans. Je ne suis pas forcément inquiète (quoique…) mais toujours un peu soucieuse même si mes préoccupations changent gentiment de sujet au fil de l’évolution de louveteau… Ne vous méprenez pas sur mes propos, je suis très heureuse mais il est vrai que Papa-Loup me fait parfois remarquer que je pourrais sourire un peu plus… Alors l’un n’empêche pas l’autre me direz-vous… Oui en effet, mais vous avouerez qu’il est difficile, après une journée de travail, de sourire tout en pensant : à laver ce satané tire-lait pour qu’il ait le temps de sécher à l’air libre avant que je ne le range pour ne pas l’oublier le lendemain ; à faire le chèque pour la nounou et pour la taxe d’habitation (sans oublier l’enveloppe et le timbre, tiens d’ailleurs il faudra peut-être penser à la poster aussi !) ; à préparer le repas de louveteau du lendemain (merde j’ai plus de courgettes et ça fait déjà deux fois cette semaine qu’il mange un menu avec de la carotte, qu’est-ce que je vais trouver à lui faire ? – je savais que j’avais oublié quelque chose sur ma liste de courses ! – merci Picard et ses légumes nature congelés et coupés pour mamans overbookées) ; à préparer ses habits et les miens pour le lendemain (zut, quelqu’un a regardé la météo ?) ; à donner le bain, changer, nourrir ledit louveteau (et re-zut il est déjà 19h15, il chouine et on est à la bourre sur le planning !) ; à le coucher et faire en sorte qu’il s’endorme avant 21h (poussées dentaires, pas gagné); à me poser 5 min sur l’ordinateur ; à aller prendre ma douche et laver/sécher les cheveux sans réveiller le petit (et zut j’ai oublié le shampoing, tant pis on se lave les cheveux au gel douche-penser à racheter du truc-bidule pour les cheveux-pas s’étonner d’avoir la tignasse qui ressemble à de la paille) ; à manger nous aussi (d’ailleurs, qu’est-ce qu’on mange ? bah, un truc vite fait, il est déjà 21h45 !) pour finalement m’écrouler à 22h15 et m’endormir en 30 secondes sur le canapé pour me réveiller une heure plus tard et opérer péniblement un transfert jusqu’à notre lit à l’étage…

Alors oui, c’est vrai mon Loup, je souris un peu moins qu’avant, du moins le soir, car tous les soirs c’est le marathon, la course contre la montre pour ne rien oublier/tout faire/être à l’heure sur le timing, tout en évitant la phase chouinante (chiante) de bébé fatigué/affamé… mais j’imagine que c’est le lot de toutes les mamans non ? Et puis parfois lorsqu’on se pose enfin tous les deux, je la retrouve un peu cette insouciance, malgré la fatigue/la sale tête/les cernes, lorsqu’on se met à délirer tous les deux et qu’on attrape des fous rires mémorables en se moquant de nous-mêmes et en caricaturant notre façon de vivre…

Insouciante et maman ça n’est pas vraiment compatible mais à choisir je préfère mille fois être maman !

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J'ai peur d'oublier

18 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

J'ai peur d'oublier

Chère lectrice,

J’ai peur d’oublier… une peur viscérale, ancrée très profondément… en fait j’ai toujours eu peur d’oublier mais ça s’est empiré depuis la venue au monde de louveteau. Je ne sais absolument pas d’où ça me vient, il faudrait que je m’auto-(psycho)analyse pour tenter de comprendre… je n’ai pourtant personne de proche qui a eu Alzheimer ?? Et ma mémoire est plutôt bonne, même si j’avoue que ces derniers temps je me fais l’effet d’être un poisson rouge (trop de choses à gérer/penser, les post-it sont mes amis !). Mais quand je me vois vieille je me vois seule : mon Loup a 10 ans de plus que moi et m’a toujours dit qu’il pensait mourir jeune ; les enfants (j’espère bien que louveteau aura un frère ou une sœur) auront grandi, ils auront construit leur propre famille et viendront de temps en temps me rendre visite avec mes petits-enfants… je me vois seule dans un fauteuil près d’une fenêtre, le regard flou dû à une mémoire défaillante qui courra désespérément après les souvenirs de joie et de bonheur du « temps d’avant »…

Oui, je suis de nature un brin nostalgique… mais pas nostalgique dans le genre « c’était mieux avant ». Je suis une nostalgique du style « le temps passe trop vite, on a à peine le temps de profiter du moment présent que le suivant arrive ». Alors pour ne pas oublier j’adore feuilleter mes albums photos, relire de vieilles lettres et me replonger dans ces souvenirs... Je suis pourtant une adepte du « carpe diem » ! Mais le temps court, fuit, il m’échappe, je le poursuis… les jours se suivent puis les semaines et les années et pourtant… « Hier j’avais 20 ans » chantait Aznavour. Oui, c’était hier et malgré tout ces dix années ont été tellement remplies que j’ai l’impression d’en avoir vécues quinze ! Le temps est à la fois court et long, c’est paradoxal et finalement cela me semble une notion très abstraite… Et si le temps n’existait pas ?? Bref, je m’égare…

Nous (entendez par là les humains) avons naturellement une mémoire sélective qui fait le tri dans la masse d’informations que nous stockons, qui met en mode « archive » certains dossiers inutilisés alors que parfois un simple support aide à raviver ces souvenirs si précieusement enfouis.

Alors depuis des années je collectionne dans mes boites à trésors, je garde tout (ou du moins beaucoup), j’écris et je photographie… Des cartes reçues à Noël ou aux anniversaires qui m’ont touchées ; des petits objets insignifiants mais qui me rappellent un fou rire mémorable ; quelques-unes de mes peluches préférées de petite fille, toutes boulochées mais qui ont encore pour moi le parfum de mon arrière-grand-mère chérie ; quelques coupons de billets d’avion de mes voyages au bout du monde ; j’ai soigneusement recopié les textos que l’on s’envoyait avec mon Loup au début de notre histoire (vous savez, quand on s’aime d’amour fou, qu’on se le dit mille fois par ligne… Ne vous y trompez pas, on s’aime toujours aussi fort et la routine c’est bien aussi !); j’ai imprimé et mis dans un classeur les mails où l’on se faisait des déclarations enflammées alors qu’on s’était quittés dix minutes avant pour retourner travailler ; depuis 10 ans j’ai conservé tous mes agendas où je notais mes rendez-vous, mes sentiments, mes engueulades, mes joies et mes peines ; et puis les photos, des milliers de photos stockées sur deux disques durs au cas où il y en ait un qui grille…

Lors d’une soirée jeu de société une question a été posée : que sauverait-on si notre maison brûlait ? Bien sûr en partant du principe que les habitants, humains et animaux, seraient déjà à l’abri des flammes… Certains, pragmatiques, ont répondu les passeports et documents importants. Moi ? Mon disque dur avec TOUTES mes photos dedans, deux albums photos dont je n’ai plus les fichiers originaux et une boîte avec des bijoux de famille… Un peu folle non ?

Je ne suis pas photographe, certaines photos (beaucoup) sont floues, mal cadrées, mal exposées… et pourtant… pourtant je les gardes toutes. Lorsqu’elles s’affichent sur mon écran puis sont couchées sur papier quand je décide de les imprimer c’est comme si j’avais réussi à arrêter le temps, à attraper et emprisonner une poussière d’instant pour pouvoir m’en souvenir plus tard, si jamais j’oubliais... L’expression « immortaliser un souvenir » sonne tellement vrai à mes oreilles !

Le week-end passé nous étions comme souvent tous les trois sur notre lit pour jouer… J’aime beaucoup ces moments privilégiés et intimes en famille ! Notre chambre est lumineuse, le lit est grand, louveteau adore faire des roulés-boulés sur le matelas et au moins je suis sûre qu’il ne se fait pas mal en retombant. Il a découvert la balle de ping-pong : c’est rond, léger, ça glisse et ça roule et donc ça l’agace mais ça entraîne aussi sa dextérité alors il rampe sur la moitié du matelas pour aller la chercher et la saisir doucement avant qu’elle ne s’échappe. Nous, nous jouons le rôle des parents gagas, allongés à côté à l’encourager et à applaudir lorsqu’il arrive (enfin) à attraper cette satanée balle. Et louveteau sourit, de ce sourire à deux toutes petites quenottes, tout fier d’avoir fait applaudir ses parents et d’avoir réussi ! A ce moment-là je me lève pour aller chercher l’appareil photo et Papa-Loup me dit « tu ne veux pas profiter de l’instant plutôt que d’aller chercher ton appareil ? » alors je m’assieds en grognant un peu jusqu’à ce qu’il me dise « c’est bon, vas-y, sinon tu ne vas pas arrêter d’y penser ». Alors oui, c’est peut-être incompréhensible/difficile/fatiguant à vivre pour les autres, je ne sais pas, je ne me rends pas compte… peut-être plus tard quand louveteau (comme moi petite à ma mère qui me mitraillait aussi) me dira « c’est bon, maman, arrêtes, t’es pénible avec tes photos ». En attendant je profite de ces moments et j’en profite encore plus derrière l’œilleton de mon appareil, je fais des photos à la volée, sûrement qu’il y en aura au moins une de bonne sur la série ! Et même si ce n’est pas le cas ce n’est pas grave… Hier soir j’ai revu ces photos du week-end passé et le sourire de mon fils y est gravé pour toujours. Moi je savoure doublement cet instant intense de joie familiale : parce que non seulement je l’ai vécu « en direct live » mais en plus à travers cette petite photo je pourrai le revoir et le revivre en pensée aussi longtemps que je le voudrais.

Et puis pour ne pas oublier, en plus des photos, j’écris, j’écris beaucoup… parfois, souvent, j’écris dans mes pensées, dans la voiture, sous la douche, le soir en me couchant…. J’écris mentalement des lignes et des lignes que je n’ai pas toujours le temps de coucher sur papier. Souvent mes posts sont déjà rédigés dans ma tête avant même que j’ai pu en rédiger une ligne, en créer le moindre pixel… Tout se bouscule, les mots s’enchaînent, j’ai peur de perdre le fil mais mon cerveau continue son écriture. Quand enfin j’arrive à trouver le temps de tout poser réellement noir sur blanc, tout se recompose et l’écriture devient presque fluide.

Depuis la naissance de louveteau je lui ai créé un petit carnet, comme un journal intime où je note mes impressions, mes sentiments, son évolution, les jeux que l’on fait ensemble, les chansons que je lui invente, les évènements marquants de sa vie… Je ne sais pas si ça l’intéressera un jour, moi j’apprécie celui que ma maman a fait pour moi : depuis que je suis maman elle me lit des extraits de ce que je faisais au même âge que louveteau. Mais lui c’est un garçon, alors est-ce qu’il y trouvera un intérêt ?? Peu importe au final car c’est aussi (peut-être surtout) pour moi que j’écris… j’aurais plaisir à me relire quand il aura grandi, quand j’aurai oublié ces petits rien qui génèrent tant de bonheur. Car le temps passe beaucoup trop vite, il file, il galope, les moments passent et donnent suite à d’autres moments différents… Et là, aujourd’hui, je m’en veux, je m’en veux terriblement parce que depuis 2 mois je n’ai pas trouvé/pris le temps d’écrire dedans alors qu’il a déjà tant évolué ! Je vais m’y mettre, dès que j’aurais une seconde, mais je suis sûre que j’en aurai déjà oublié une partie…

Il y a quelques jours une amie a accouché d’une superbe petite fille et je me suis remémoré mon propre accouchement comme si c’était avant-hier ! Et pourtant, on en a fait du chemin depuis!

Aujourd’hui mon bonhomme, mon louveteau a déjà 8 mois ! Il gazouille des ta-ta-ta, pa-pa-peuh-poua, ayeuh et autres mots de son langage propre. Il tente le quatre-pattes, affirme son caractère, grinche quand quelque chose ne lui plaît pas, sait très bien se faire comprendre en agitant ses bras en direction d’un objet (vers le biberon sur la table quand il veut de l’eau, vers son livre musical quand il s’ennuie avec les autres jouets). Il louche en direction de nos assiettes, essaye d’attraper sa cuillère et de se nourrir tout seul (et il en met partout !). Il cherche sous les objets ou derrière notre dos lorsqu’on cache quelque chose, il nous écoute parler, participe à sa manière à nos conversations et éclate de rire jusqu'à s’en donner le hoquet quand on fait les pitres! C’est mon bébé : malicieux, rieur, observateur, curieux, parfois un peu capricieux mais si joyeux !

J’ai peur d’oublier mais au fond de moi je sais que, même si un jour ma mémoire défaille, mon cœur lui n’oubliera jamais ce concentré de bonheur quotidien… Je t’aime mon louveteau !

J'ai peur d'oublier
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L'odeur de mon bébé

20 Septembre 2013 Publié dans #Humeur(s)

Chère lectrice, nous sommes vendredi soir, 21h...

Après une semaine plutôt chargée et intense au travail j’ai enfin récupéré mon louveteau à 18h15 chez la nounou (chez laquelle tout se passe bien, heureusement !). Mon petit bonhomme est souriant : heureux de me voir, il me tend les bras ; il fait des sourires à Nounou en partant et moi je fais des bonds de joie intérieurement car nous commençons le week-end, ce qui signifie pour mon petit cœur de maman-qui-travaille, 2 jours entiers de pur bonheur avec mes amours !

Arrivée à la maison, je sors mon bébé de son cosy pour lui faire un gros câlin… Oui mais voilà, c’est bête à dire, mais mon bébé ne sent pas comme mon bébé ! Il ne sent pas mauvais mais il sent « différent » ; la nounou ne met pourtant pas de parfum mais les habits de louveteau et sa peau sont imprégnés d’une odeur à laquelle je ne suis pas habituée. C’est certainement un vieux reste d’instinct animal qui fait qu’une mère reconnaît son petit dans la meute à l’odeur…

La comparaison animale s’arrête là, je vous rassure, je ne lèche pas mon fils pour le nettoyer donc hop ! Direction le bain ! Ça tombe bien car louveteau adore ça, encore plus depuis que nous sommes passés à la grande baignoire où il peut gigoter autant qu’il veut avec de l’eau jusqu’aux oreilles… Une fois savonné (pourtant le savon utilisé est bio et inodore), maman lui fait un petit massage à l’huile de noyau d’abricot, lui met son pyjama tout beau qui sent la lessive propre et le prend dans ses bras : ouf ! Louveteau a retrouvé son odeur de bébé : je lui sniffe le cou, lui fais des gros bisous bien sonores et ça le fait rire aux éclats… intense moment de bonheur !

Et moi je commence à comprendre le principe du livre « Le Parfum » de Patrick Süskind, parce que moi aussi j’aimerais bien avoir une fiole avec l’odeur de mon petit, pouvoir la renifler éternellement. Parce que je sais qu’un jour il la perdra cette odeur, non pas parce qu’il aura passé la journée dans les bras de quelqu’un d’autre, mais tout simplement parce que mon petit deviendra grand… Oui, j’ai un côté animal et je l’assume, au fond nous sommes (aussi) des mammifères non ?

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Rébellion ou La complainte d'une mère-qui-travaille

17 Septembre 2013 Publié dans #Humeur(s)

Chère lectrice, mon problème du jour est que je travaille… J’ai pourtant eu 16 semaines de congé maternité (à partir de la date de l’accouchement) et 3 semaines de vacances en plus ce qui fait que j’ai laissé louveteau à 4 mois et demi. Attention, entendons-nous bien, je ne suis pas à plaindre, j’aime mon travail et j’ai la chance de ne pas être au chômage et de gagner correctement ma vie… Mais voilà, avec l’arrivée de louveteau dans nos vies je réalise très vite que mes priorités ont changé, et pas qu’un peu !

Je suis fille unique et j’ai eu la chance inestimable d’avoir une maman au foyer qui m’était entièrement dévouée parce qu’elle avait choisi sa famille plutôt que sa carrière. Sauf qu’en grandissant, avoir une maman qui a centré sa vie sur sa fille ça devient un peu pesant, voire même compliqué à gérer quand ladite fille souhaite prendre son envol et vivre sa vie.
Moi j’ai toujours dit que je n’arrêterais pas de travailler même si j’avais des enfants… pour ne pas les étouffer en ne vivant que pour eux et pour garder mon indépendance financière (je n’aimais pas l’idée d’être entretenue par un mari, de devoir lui réclamer le moindre centime pour acheter quelque chose etc…). Oui mais ça c’était avant… avant d’être maman, avant de réaliser que le temps passe à une vitesse folle, que mon louveteau grandit (trop) vite, que même si la nounou qu’on a trouvée semble être une perle c’est elle qui verra son évolution et ses progrès jour après jour 10 heures par jour, que je vais certainement rater des instants précieux, que peut-être il marchera ou parlera pour la première fois avec une autre que moi, sa maman…

Cet état de fait m’attriste profondément et me révolte ! J’envie le système suédois (pas la météo) qui accorde 75 semaines de congé maternité rémunéré à 80% du salaire, à répartir entre le père et la mère… Maintenant que je suis maman je me rends compte à quel point il est important de rester le plus possible avec son enfant, du moins dans les premières années. Et pour la première fois de ma vie je me dis que, moi aussi, j’aurais bien aimé être maman au foyer quelques années… mais voilà, de nos jours et dans notre région, un salaire ne suffit pas/plus…

C’est donc le cœur serré que tous les matins je réveille mon louveteau, je l’habille, je l’allaite, je lui fais un gros câlin et je le laisse à son papa qui le dépose chez la nounou (parce que moi je travaille plus loin, j’ai un trajet plus long et parce que, pour être honnête, je n’aurais jamais eu le courage de le déposer moi-même). Tous les soirs je me réjouis de le retrouver mais ce ne sont que quelques heures volées au temps qui passe, organisées à la minute entre le bain, une micro-sieste de louveteau fatigué par sa journée, la préparation des repas et habits pour le lendemain, la tétée du soir et le rituel du coucher… Je n’ai que quelques heures devant moi pour profiter de mon fils avant de le confier aux bras de Morphée et pour passer ce qu’il me reste de soirée avec mon homme, c’est-à-dire très peu de temps où nous nous écroulons de fatigue devant un programme télé inintéressant au possible !

Intérieurement je peste et je me révolte contre ce système qui me vole une partie de ma maternité, parce que j’aimerais tant pouvoir faire autrement… mais à quoi sert cette révolte puisque je n’y peux rien ?! Il ne me reste qu’à rêver qu’un jour peut-être je gagnerai à l’Euromillion, juste un peu, pas forcément le jackpot, mais juste de quoi rester avec mon fils jusqu’à ce qu’il aille à l’école… C’est beau de rêver !

Au temps qui passe, à toi mon louveteau qui me manque chaque minute que je vis loin de toi et à toutes les mamans qui travaillent et se reconnaissent dans mes lignes…

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