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Articles récents

BONNE ANNÉE! 2013 nous a comblés avec l'arrivée dans nos vies de louveteau.

31 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve

BONNE ANNÉE! 2013 nous a comblés avec l'arrivée dans nos vies de louveteau. Avec quelques heures d'avance (parentalité oblige, à minuit tout le monde dort) je vous souhaite donc un chouette réveillon et une merveilleuse année 2014! Qu'elle vous apporte la santé, la réussite, l'amour et surtout joie et bonheur au quotidien !!! Que nos bébés soient en pleine forme, grandissent bien et continuent de découvrir le monde!

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Joyeux Noël à toutes de la part de Maman-Louve et son louveteau! J'espère que

25 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve

Joyeux Noël à toutes de la part de Maman-Louve et son louveteau! J'espère que vous serez gâtées :)

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8 mois et demi d'allaitement - Le jour où j'ai rangé mon tire-lait

15 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Bb

Chère lectrice,

Comme tu as probablement pu le lire dans mon post sur l’allaitement, je pensais écrire ce billet un peu plus tard, peut-être pendant les vacances de Noël, peut-être en janvier… Louveteau en a décidé autrement…

Depuis quelques temps je ramais avec mon tire-lait, j’avais de moins en moins de lait et surtout un louveteau plutôt distrait qu’il fallait presque forcer à reprendre le sein quand il se redressait pour regarder ce qui se passait autour… Et puis un jour il a mordu ! Fort… Sous le coup de la surprise et de la douleur j’ai poussé un « Aïe » retentissant, il s’est décroché et m’a regardé avec des yeux tout ronds et un peu tristes, la lèvre du bas repliée, prêt à pleurer… Je l’ai tout de suite câliné, rassuré, en lui expliquant doucement que non, il ne fallait pas mordre, que ça faisait mal. Il a tendu un bras vers mon visage avec un petit sourire, comme pour s’excuser. Une semaine après rebelote, il mord, cette fois un peu moins fort mais aïe tout de même… je lui réexplique, il reprend le sein et là il me regarde en coin avec un œil coquin, je vois nettement sa mâchoire bouger au moment où il retire sa langue et mord. « Non, ça il ne faut pas faire ! » Et il rigole… Bref, pendant une semaine il a tétouillé et à la fin de la tétée il mordillait le sein comme pour dire « c’est bon, j’ai fini, ya plus… ».

Le 30 novembre nous allons à un mariage, je décide d’emmener un biberon pour m’éviter d’avoir à acheter un pull/robe d’allaitement ou prévoir de donner le sein dans une salle des fêtes remplie de personnes que je connais à peine… Il le boit en plusieurs fois, pas vraiment motivé (ce n’est pourtant pas, et de loin, la première fois qu’il boit au biberon), trop intéressé par ce qui se passe, les lumières, les gens, la musique, les personnes qui mangent dans des assiettes. Pour te dire, il n’a quasiment pas fait la sieste !

Le lendemain au réveil je m’installe pour l’allaiter, je dois presque le rapprocher de mon sein pour qu’il ouvre la bouche, il me regarde et mord directement ! Fort… Enième explication en douceur, j’essaye de faire sortir un peu de lait pour l’appâter mais rien, il tourne la tête et repousse le sein, veut se redresser. Je le change de côté, lui propose son sein « préféré » mais même scénario, avant même d’essayer de téter il mord et pousse mon sein à deux mains !

Alors oui, j’ai bien sûr entendu parler de la « grève de la tétée » mais il y a un hic… je n’ai plus de réserves de mon lait au congélateur. A force de mordre et mordiller, mes tétons sont devenus extrêmement douloureux, presque crevassés. Et puis je ne supporte plus mon tire-lait alors l’idée de devoir tirer mon lait à la place des tétées pour qu’il ait encore mon lait, sans même avoir le plaisir d’avoir mon fils au sein quand je suis là, ça non, vraiment c’est trop m’en demander, d’autant qu’on ne sait pas combien de temps ça pourrait durer (si c’est vraiment une grève) et qu’il faudrait que je tire bien plus de 3 fois par jour pour arriver à lui faire 3 biberons décents… Et puis mon objectif allaitement était : jusqu’au lait de croissance ou jusqu’à ce qu’il ne veuille plus.

Nous sommes donc dimanche matin 1er décembre, mon fils a faim mais ne veut pas du sein et je bénis mon côté mère organisée-flippée qui m’a fait acheter des bouteilles de lait 2ème âge au supermarché « au cas où » je n’aurais plus assez de lait… Et là mon fils ouvre grand la bouche pour le biberon et boit quasi sans sourciller 150ml !

Au vu de son comportement des dernières semaines, je sentais que ce moment allait arriver, je pressentais qu’il était en train de se détacher de l’allaitement… Ça n’a donc pas été une surprise totale mais j’ai malgré tout versé ma petite larme avec Papa-Loup ! Mon désarroi a été de courte durée mais il m’a permis de me rendre compte de ce que certaines mères vivent lorsque leur enfant refuse le sein d’un seul coup… J’ai lu quelques témoignages où elles disent se sentir rejetées par leur enfant et j’avoue avoir ressenti ce sentiment, même s’il était moins fort puisque d’une certaine façon j’avais eu des avertissements avant.

Pendant ces dix jours j’ai quand même persévéré à lui proposer le sein à chaque fois, sans qu’il voie le biberon au préalable, comme pour des tétées-câlins… A chaque fois sa réaction a été la même, il mordait puis repoussait à deux mains avant même de téter. Il n’y a eu que deux fois où il a accepté de téter un peu, c’était pendant la nuit lorsque que la douleur des poussées dentaires le réveillait en hurlant et que j’essayais de le consoler…

Si au départ je me suis sentie triste, j’avoue qu’au final je suis soulagée… Même si pour le moment c’est toujours moi qui me lève le matin, je sais que si un jour j’ai besoin de plus de sommeil Papa-Loup pourra prendre la relève et donner le biberon du matin à son fils. Même si je ne l’ai pas encore fait, prochainement je pourrais même imaginer aller boire un petit apéritif après le travail avec les copines avant de rentrer sans craindre que louveteau n’hurle de faim en m’attendant. Samedi passé j’ai laissé louveteau à son papa en fin de matinée-début d’après-midi pour aller acheter les cadeaux de Noël… ça fait du bien de se changer un peu les idées même si c’était blindé de monde et pas vraiment de tout repos !

Et puis j’ai enfin remis des soutiens-gorge « normaux » ! Oui oui des jolis, avec décors, dentelle, armature et tout le tra-la-la ! Oui sauf que… j’ai perdu au moins une taille de bonnet et je nage dedans ! Donc mon prochain achat sera des soutifs à ma taille… Parce que ça on oublie un peu de te le dire avant et puis tu as quand même passé 9 mois de grossesse et quasiment 9 mois supplémentaires avec les seins bien tendus et gonflés.

J’ai un peu galéré pour lui trouver un lait qu’il accepte car je voulais à tout prix éviter un lait avec de l’huile de palme, or ils en ont (presque) tous ! C’est quand même un comble, dire que c’est des produits pour bébé… Le premier lait en poudre que j’ai trouvé au magasin bio avait une odeur infecte et rance, louveteau le refusait en bloc et je le comprends ! Finalement j’ai trouvé ce qui lui convenait. Dans une semaine j’ai rendez-vous chez la pédiatre pour la visite des 9 mois et elle me dira probablement que je peux passer au lait de croissance puisqu’il supporte très bien les yaourts au lait de vache.

Depuis, tout se passe bien, je n’ai eu aucun problème d’engorgement, preuve que j’avais vraiment moins de lait. Je suis heureuse de donner le biberon à mon fils, je peux même lui faire des bisous sur le front pendant qu’il boit et puis je peux surveiller la quantité qu’il boit par jour et ça me rassure.

Chose étrange (et je l’avais lu aussi sur un autre blog de maman), je dois maintenant plus penser à lui faire des câlins alors qu’avec la tétée on avait un rapport nourriture-câlin tout en un.

8 mois et demi d’allaitement qui sont passés à une vitesse folle… mais je suis ravie d’avoir atteint l’objectif que je m’étais fixée au départ. Mon louveteau grandit mais il me regarde toujours avec ses petits yeux coquins plein d’amour et ça c’est le principal !

Alors, tire-lait lavé et rangé bien au chaud dans son carton, à ressortir pour Numérobis ?

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Vous faites quoi vous à 21h le mardi soir? Nous on baisse en urgence le sommier

11 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve

Vous faites quoi vous à 21h le mardi soir? Nous on baisse en urgence le sommier du lit de louveteau qui au moment de le coucher a décidé de se redresser pour explorer en s'appuyant sur le rebord du lit pour se mettre debout Oo

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Caro Nonno

1 Décembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

Caro Nonno

Chère lectrice,

Nous sommes le 1er décembre et aujourd’hui commence donc la période de l’Avent, ce qui signifie qu’on se rapproche de Noël… Je n’aime pas Noël, ou plutôt je n’aime plus Noël ! Ça fait 18 ans cette année que je n’aime plus Noël, depuis qu’il est parti… Avant, quand j’étais petite, j’adorais ce moment de l’année ! Tous les autres mois il était souvent en voyage, rarement là pour nos anniversaires même s’il écrivait des lettres pour dire qu’il pensait à nous. Ces lettres je les ai toutes gardées, je les relis parfois (mes fameuses boîtes à souvenirs), elles portent des timbres de l’autre bout du monde, de contrées inconnues et sauvages que je visiterai peut-être un jour… Mais à Noël il était TOUJOURS là, c’était précieux ! Nous ne sommes pas vraiment croyants au sens religieux du terme, mais Noël pour moi c’était la présence de mon grand-père, les cadeaux, le droit de regarder les dessins animés, le sapin décoré et illuminé, la table de fête où l’on mangeait tout sauf la traditionnelle dinde et les soirées où j’avais le droit de veiller tard pour profiter de ma famille au complet. Je me rappelle d’un Noël où je devais avoir 10 ans : la nappe rouge avec des dessins de sapins verts, les serviettes en papier avec des bonhommes de neiges, des paillettes, des confettis et une table remplie de barquettes en aluminium car nous avions commandé chez le traiteur chinois tout, absolument tout ce qui nous faisait envie ! Il y en avait pour un régiment alors que nous n’étions que quatre et mon grand-père, aussi gourmand que moi (ou plutôt c’est moi qui suis aussi gourmande que lui), s’en donnait à cœur joie à goûter à tout…

Mais voilà, il n’est plus là. Le reste de l’année il me manque, bien sûr, mais pas plus que quand il était en voyage… Je pourrais encore me dire qu’il est quelque part en Afrique et qu’il reviendra. A Noël c’est différent… Chaque mois de décembre qui passe depuis 18 ans je me rends compte encore plus cruellement qu’il ne sera jamais plus là pour Noël… qu’il ne connaîtra jamais son arrière-petit-fils… qu’il ne le verra pas grandir, qu’il ne lui ramènera pas de cadeaux de l’autre bout du monde… qu’il ne regardera pas les Tom&Jerry ou Beep-beep&Coyote avec lui en rigolant comme un gosse…

Depuis qu’il est parti je me force à faire bonne figure pour des Noëls en famille qui me semblent de plus en plus insipides, inutiles, vides de sens… Je m’efforce de faire des cadeaux personnalisés pour chacun, de recevoir des cadeaux avec le sourire alors qu’à l’intérieur je pleure, parce qu’aucun ne viendra plus jamais de lui ; j’essaye d’être là pour ce qu’il reste de ma toute petite famille alors que j’ai juste envie de rentrer me cacher dans une grotte et de laisser passer cette période qui ne me plaît plus…

Mais cette année c’est différent… Cette année louveteau est là et, même s’il est encore petit, je vais perpétuer la tradition pour lui, rien que pour lui… Je veux que lui aussi garde de bons souvenirs des Noëls en famille, je veux voir ses yeux s’écarquiller devant les guirlandes, les boules et les lumières du sapin, je veux le voir déchirer le papier cadeau de ses jouets et s’amuser à le froisser en laissant de côté le jouet, moins intéressant, comme moi quand j’étais petite… Pour lui, pour ses yeux qui s’émerveillent et s’illuminent à la découverte de ces tout-petits riens de notre quotidien, pour ce sourire et ces expressions qui parfois me rappellent mon grand-père, pour lui qui porte un peu de son aïeul en lui et qui ainsi le maintient encore un peu vivant, pour mon louveteau cette année je vais faire un sapin, le décorer, emballer des cadeaux dans du joli papier et peut-être, oui peut-être que je serai un peu moins triste qu’avant…

L’amour est plus fort que la mort… ma caro Nonno, sapessi quanto mi manchi !

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Perdre son insouciance

28 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

Chère lectrice,

Je vais te raconter comment j’ai perdu mon insouciance, cette espèce de légèreté de vivre et une certaine sérénité, en devenant maman…

J’ai eu une grossesse plutôt facile, dénuée de tous les grands maux habituels d’une femme enceinte, à l’exception du mal de dos/mal dans les côtes/insomnie des trois derniers mois… Comme beaucoup de femmes, ayant pris 15kg au total, j’avais sur la fin de la peine à marcher sans m’essouffler : ma démarche s’apparentait plus à celle d’un pingouin qui aurait gobé une pastèque que d’une femme sexy et dynamique… Je ne fermais plus aucun manteau, je ne voyais plus mes pieds ni une autre partie plus intime de mon anatomie depuis des mois ; je mettais environ dix minutes à mettre des chaussettes, ne parlons même pas des chaussures ! Ma libido était à environ 20'000 lieues sous les mers, à peu près au niveau de la fosse des Mariannes, mais malgré tout je me sentais bien, heureuse et épanouie. Louveteau grandissait bien dans mon ventre, gigotait à qui mieux mieux en faisant des saltos dans son « jacuzzi » depuis le 4ème mois.

J’étais plutôt sereine sur le déroulement de ma grossesse et même par rapport à l’accouchement… Il faut dire que mon Loup m’a beaucoup aidée à ne pas m’angoisser, beaucoup rassurée dès qu’un doute m’assaillait : tout au long de ma grossesse il m’a répété « tu verras, JE SAIS que ça va bien se passer ». Il avait raison, on va dire que globalement tout s’est bien passé, l’accouchement y compris malgré quelques petits désagréments (déchirure/épisio). Et puis de toute façon on oublie vite le négatif… moi en tout cas j’ai très vite oublié tout le « avant ». Dès que louveteau est sorti, dès qu’il a poussé son premier (unique) cri comme pour dire « ça y est je suis là », dès qu’on me l’a posé sur le ventre et qu’on a échangé notre premier regard, dès que j’ai vu du coin de l’œil l’émotion de Papa-Loup qui me serrait la main en me disant « je t’aime, je vous aime »… tout le reste à presque disparu de ma mémoire… j’étais maman ! Cet enfant tant désiré était là, sous mes yeux, sur ma peau, déjà aimé au-delà des mots, aimé de cet amour inconditionnel de maman-louve qui ne me quittera plus jamais.

Je n’ai à aucun moment douté de savoir m’en occuper, de trouver les gestes qu’il fallait faire, de réussir à comprendre ses pleurs… je savais que ça prendrait du temps, qu’il fallait qu’on apprenne à se (re)connaître et j’étais comme toutes les primipares, un peu empruntée dans mes mouvements avec ce petit être qui me semblait si fragile entre mes mains. Mais je ne peux pas dire que je me sentais angoissée… Le séjour à la maternité a été parfait, j’étais choyée, cocoonée, on m’amenait à manger, à boire ; j’avais des visites, suffisamment pour me sentir entourée mais pas trop pour ne pas étouffer ni me fatiguer…

Cependant, Papa-Loup était pressé de nous voir rentrer dans notre nid, notre home sweet home… on lui manquait, il avait pris congé exprès pour être là, il passait la journée (ou presque) avec nous, il avait du mal à nous quitter le soir... J’ai accouché le lundi matin et déjà le mercredi il se demandait quand il allait pouvoir emmener sa femme et son fils à la maison ; d’un côté je trouvais ça mignon, touchant même, mais moi je ne me sentais pas prête… Plus se rapprochait l’échéance du retour à la maison, plus je paniquais… est-ce que tout est prêt, est-ce que tout va bien, comment on fixe le cosy dans la voiture, est-ce que j’ai tout ce qu’il faut pour m’occuper de bébé, le frigo est-il plein ?

Lorsqu’on m’a dit que tout allait bien pour louveteau, que ma montée de lait s’était faite correctement, qu’il avait repris un peu de poids, que ma cicatrice d’épisio était en bonne voie de guérison et ne nécessitait plus de soin particulier, bref que « si j’étais prête » je pouvais sortir vendredi après-midi je me suis effondrée en larmes et sanglots dans le genre « booooouhouhou mais je ne suis pas prête ! »… Vous voyez le tableau ? Finalement en parlant avec Papa-Loup, avec ma mère, la sienne et surtout les sages-femmes j’ai compris que c’était normal (merci les hormones !), que tout se passerait bien et que de toute façon il fallait bien que je me jette dans ce gouffre vide (ou plutôt rempli de points d’interrogations) qu’était le « retour à la maison à trois ». J’ai pourtant un bon cerveau qui réfléchit plutôt pas trop mal d’habitude mais je n’avais pas réellement réalisé qu’on partait à la maternité à deux (et demi) et qu’on en revenait à trois, avec toute l’organisation que ça nécessite… C’est idiot non ?

Nous sommes donc rentrés à la maison le vendredi après-midi… Pendant quelques jours je me suis sentie un peu (beaucoup) perdue. Certes, je retrouvais mes marques, mon nid, mon logis, mes habitudes… oui mais une bonne partie de ces habitudes étaient fortement chamboulées par l’existence de ce petit louveteau qui dormait paisiblement dans son Cocoonababy (oh ben tiens ça me fait penser qu’il faudra que je vous en parle de cette merveilleuse invention !).

Et là, chez moi, avec mon petit bonhomme dans mes bras, j’ai pris conscience que rien ne serait plus comme avant (rien de négatif, au contraire même, mais juste différent) : j’étais maman et avec ce nouveau statut j’avais hérité de toutes les préoccupations d’une mère (a-t-il assez mangé ? froid ? chaud ? soif ? bobo ? etc.). Je ne saurais vous le décrire mais j’ai eu le sentiment très fort que je perdais mon insouciance, cette légèreté de vivre où on se dit que tant pis si les courses/le ménage/la lessive ne sont pas faites, tant pis si on se couche/lève tard, tant pis si on ne suit pas le planning que l’on avait prévu… où l’on remet à demain (ou à la semaine prochaine, ou même à celle d’après) certaines choses, où on oublie d’en faire d’autres mais ce n’est pas grave. Non, là ce genre de joyeux foutoir n’était plus possible, j’avais un bébé dont j’étais responsable et qui avait besoin de moi, besoin d’une structure, d’horaires et de stabilité !

Depuis lors j’ai donc ces deux petites rides d’expression entre les deux sourcils qui se creusent, celles qu’on appelle la ride du lion mais que moi j’ai plutôt envie d’appeler la ride des mamans. Je ne suis pas forcément inquiète (quoique…) mais toujours un peu soucieuse même si mes préoccupations changent gentiment de sujet au fil de l’évolution de louveteau… Ne vous méprenez pas sur mes propos, je suis très heureuse mais il est vrai que Papa-Loup me fait parfois remarquer que je pourrais sourire un peu plus… Alors l’un n’empêche pas l’autre me direz-vous… Oui en effet, mais vous avouerez qu’il est difficile, après une journée de travail, de sourire tout en pensant : à laver ce satané tire-lait pour qu’il ait le temps de sécher à l’air libre avant que je ne le range pour ne pas l’oublier le lendemain ; à faire le chèque pour la nounou et pour la taxe d’habitation (sans oublier l’enveloppe et le timbre, tiens d’ailleurs il faudra peut-être penser à la poster aussi !) ; à préparer le repas de louveteau du lendemain (merde j’ai plus de courgettes et ça fait déjà deux fois cette semaine qu’il mange un menu avec de la carotte, qu’est-ce que je vais trouver à lui faire ? – je savais que j’avais oublié quelque chose sur ma liste de courses ! – merci Picard et ses légumes nature congelés et coupés pour mamans overbookées) ; à préparer ses habits et les miens pour le lendemain (zut, quelqu’un a regardé la météo ?) ; à donner le bain, changer, nourrir ledit louveteau (et re-zut il est déjà 19h15, il chouine et on est à la bourre sur le planning !) ; à le coucher et faire en sorte qu’il s’endorme avant 21h (poussées dentaires, pas gagné); à me poser 5 min sur l’ordinateur ; à aller prendre ma douche et laver/sécher les cheveux sans réveiller le petit (et zut j’ai oublié le shampoing, tant pis on se lave les cheveux au gel douche-penser à racheter du truc-bidule pour les cheveux-pas s’étonner d’avoir la tignasse qui ressemble à de la paille) ; à manger nous aussi (d’ailleurs, qu’est-ce qu’on mange ? bah, un truc vite fait, il est déjà 21h45 !) pour finalement m’écrouler à 22h15 et m’endormir en 30 secondes sur le canapé pour me réveiller une heure plus tard et opérer péniblement un transfert jusqu’à notre lit à l’étage…

Alors oui, c’est vrai mon Loup, je souris un peu moins qu’avant, du moins le soir, car tous les soirs c’est le marathon, la course contre la montre pour ne rien oublier/tout faire/être à l’heure sur le timing, tout en évitant la phase chouinante (chiante) de bébé fatigué/affamé… mais j’imagine que c’est le lot de toutes les mamans non ? Et puis parfois lorsqu’on se pose enfin tous les deux, je la retrouve un peu cette insouciance, malgré la fatigue/la sale tête/les cernes, lorsqu’on se met à délirer tous les deux et qu’on attrape des fous rires mémorables en se moquant de nous-mêmes et en caricaturant notre façon de vivre…

Insouciante et maman ça n’est pas vraiment compatible mais à choisir je préfère mille fois être maman !

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J'ai peur d'oublier

18 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Humeur(s)

J'ai peur d'oublier

Chère lectrice,

J’ai peur d’oublier… une peur viscérale, ancrée très profondément… en fait j’ai toujours eu peur d’oublier mais ça s’est empiré depuis la venue au monde de louveteau. Je ne sais absolument pas d’où ça me vient, il faudrait que je m’auto-(psycho)analyse pour tenter de comprendre… je n’ai pourtant personne de proche qui a eu Alzheimer ?? Et ma mémoire est plutôt bonne, même si j’avoue que ces derniers temps je me fais l’effet d’être un poisson rouge (trop de choses à gérer/penser, les post-it sont mes amis !). Mais quand je me vois vieille je me vois seule : mon Loup a 10 ans de plus que moi et m’a toujours dit qu’il pensait mourir jeune ; les enfants (j’espère bien que louveteau aura un frère ou une sœur) auront grandi, ils auront construit leur propre famille et viendront de temps en temps me rendre visite avec mes petits-enfants… je me vois seule dans un fauteuil près d’une fenêtre, le regard flou dû à une mémoire défaillante qui courra désespérément après les souvenirs de joie et de bonheur du « temps d’avant »…

Oui, je suis de nature un brin nostalgique… mais pas nostalgique dans le genre « c’était mieux avant ». Je suis une nostalgique du style « le temps passe trop vite, on a à peine le temps de profiter du moment présent que le suivant arrive ». Alors pour ne pas oublier j’adore feuilleter mes albums photos, relire de vieilles lettres et me replonger dans ces souvenirs... Je suis pourtant une adepte du « carpe diem » ! Mais le temps court, fuit, il m’échappe, je le poursuis… les jours se suivent puis les semaines et les années et pourtant… « Hier j’avais 20 ans » chantait Aznavour. Oui, c’était hier et malgré tout ces dix années ont été tellement remplies que j’ai l’impression d’en avoir vécues quinze ! Le temps est à la fois court et long, c’est paradoxal et finalement cela me semble une notion très abstraite… Et si le temps n’existait pas ?? Bref, je m’égare…

Nous (entendez par là les humains) avons naturellement une mémoire sélective qui fait le tri dans la masse d’informations que nous stockons, qui met en mode « archive » certains dossiers inutilisés alors que parfois un simple support aide à raviver ces souvenirs si précieusement enfouis.

Alors depuis des années je collectionne dans mes boites à trésors, je garde tout (ou du moins beaucoup), j’écris et je photographie… Des cartes reçues à Noël ou aux anniversaires qui m’ont touchées ; des petits objets insignifiants mais qui me rappellent un fou rire mémorable ; quelques-unes de mes peluches préférées de petite fille, toutes boulochées mais qui ont encore pour moi le parfum de mon arrière-grand-mère chérie ; quelques coupons de billets d’avion de mes voyages au bout du monde ; j’ai soigneusement recopié les textos que l’on s’envoyait avec mon Loup au début de notre histoire (vous savez, quand on s’aime d’amour fou, qu’on se le dit mille fois par ligne… Ne vous y trompez pas, on s’aime toujours aussi fort et la routine c’est bien aussi !); j’ai imprimé et mis dans un classeur les mails où l’on se faisait des déclarations enflammées alors qu’on s’était quittés dix minutes avant pour retourner travailler ; depuis 10 ans j’ai conservé tous mes agendas où je notais mes rendez-vous, mes sentiments, mes engueulades, mes joies et mes peines ; et puis les photos, des milliers de photos stockées sur deux disques durs au cas où il y en ait un qui grille…

Lors d’une soirée jeu de société une question a été posée : que sauverait-on si notre maison brûlait ? Bien sûr en partant du principe que les habitants, humains et animaux, seraient déjà à l’abri des flammes… Certains, pragmatiques, ont répondu les passeports et documents importants. Moi ? Mon disque dur avec TOUTES mes photos dedans, deux albums photos dont je n’ai plus les fichiers originaux et une boîte avec des bijoux de famille… Un peu folle non ?

Je ne suis pas photographe, certaines photos (beaucoup) sont floues, mal cadrées, mal exposées… et pourtant… pourtant je les gardes toutes. Lorsqu’elles s’affichent sur mon écran puis sont couchées sur papier quand je décide de les imprimer c’est comme si j’avais réussi à arrêter le temps, à attraper et emprisonner une poussière d’instant pour pouvoir m’en souvenir plus tard, si jamais j’oubliais... L’expression « immortaliser un souvenir » sonne tellement vrai à mes oreilles !

Le week-end passé nous étions comme souvent tous les trois sur notre lit pour jouer… J’aime beaucoup ces moments privilégiés et intimes en famille ! Notre chambre est lumineuse, le lit est grand, louveteau adore faire des roulés-boulés sur le matelas et au moins je suis sûre qu’il ne se fait pas mal en retombant. Il a découvert la balle de ping-pong : c’est rond, léger, ça glisse et ça roule et donc ça l’agace mais ça entraîne aussi sa dextérité alors il rampe sur la moitié du matelas pour aller la chercher et la saisir doucement avant qu’elle ne s’échappe. Nous, nous jouons le rôle des parents gagas, allongés à côté à l’encourager et à applaudir lorsqu’il arrive (enfin) à attraper cette satanée balle. Et louveteau sourit, de ce sourire à deux toutes petites quenottes, tout fier d’avoir fait applaudir ses parents et d’avoir réussi ! A ce moment-là je me lève pour aller chercher l’appareil photo et Papa-Loup me dit « tu ne veux pas profiter de l’instant plutôt que d’aller chercher ton appareil ? » alors je m’assieds en grognant un peu jusqu’à ce qu’il me dise « c’est bon, vas-y, sinon tu ne vas pas arrêter d’y penser ». Alors oui, c’est peut-être incompréhensible/difficile/fatiguant à vivre pour les autres, je ne sais pas, je ne me rends pas compte… peut-être plus tard quand louveteau (comme moi petite à ma mère qui me mitraillait aussi) me dira « c’est bon, maman, arrêtes, t’es pénible avec tes photos ». En attendant je profite de ces moments et j’en profite encore plus derrière l’œilleton de mon appareil, je fais des photos à la volée, sûrement qu’il y en aura au moins une de bonne sur la série ! Et même si ce n’est pas le cas ce n’est pas grave… Hier soir j’ai revu ces photos du week-end passé et le sourire de mon fils y est gravé pour toujours. Moi je savoure doublement cet instant intense de joie familiale : parce que non seulement je l’ai vécu « en direct live » mais en plus à travers cette petite photo je pourrai le revoir et le revivre en pensée aussi longtemps que je le voudrais.

Et puis pour ne pas oublier, en plus des photos, j’écris, j’écris beaucoup… parfois, souvent, j’écris dans mes pensées, dans la voiture, sous la douche, le soir en me couchant…. J’écris mentalement des lignes et des lignes que je n’ai pas toujours le temps de coucher sur papier. Souvent mes posts sont déjà rédigés dans ma tête avant même que j’ai pu en rédiger une ligne, en créer le moindre pixel… Tout se bouscule, les mots s’enchaînent, j’ai peur de perdre le fil mais mon cerveau continue son écriture. Quand enfin j’arrive à trouver le temps de tout poser réellement noir sur blanc, tout se recompose et l’écriture devient presque fluide.

Depuis la naissance de louveteau je lui ai créé un petit carnet, comme un journal intime où je note mes impressions, mes sentiments, son évolution, les jeux que l’on fait ensemble, les chansons que je lui invente, les évènements marquants de sa vie… Je ne sais pas si ça l’intéressera un jour, moi j’apprécie celui que ma maman a fait pour moi : depuis que je suis maman elle me lit des extraits de ce que je faisais au même âge que louveteau. Mais lui c’est un garçon, alors est-ce qu’il y trouvera un intérêt ?? Peu importe au final car c’est aussi (peut-être surtout) pour moi que j’écris… j’aurais plaisir à me relire quand il aura grandi, quand j’aurai oublié ces petits rien qui génèrent tant de bonheur. Car le temps passe beaucoup trop vite, il file, il galope, les moments passent et donnent suite à d’autres moments différents… Et là, aujourd’hui, je m’en veux, je m’en veux terriblement parce que depuis 2 mois je n’ai pas trouvé/pris le temps d’écrire dedans alors qu’il a déjà tant évolué ! Je vais m’y mettre, dès que j’aurais une seconde, mais je suis sûre que j’en aurai déjà oublié une partie…

Il y a quelques jours une amie a accouché d’une superbe petite fille et je me suis remémoré mon propre accouchement comme si c’était avant-hier ! Et pourtant, on en a fait du chemin depuis!

Aujourd’hui mon bonhomme, mon louveteau a déjà 8 mois ! Il gazouille des ta-ta-ta, pa-pa-peuh-poua, ayeuh et autres mots de son langage propre. Il tente le quatre-pattes, affirme son caractère, grinche quand quelque chose ne lui plaît pas, sait très bien se faire comprendre en agitant ses bras en direction d’un objet (vers le biberon sur la table quand il veut de l’eau, vers son livre musical quand il s’ennuie avec les autres jouets). Il louche en direction de nos assiettes, essaye d’attraper sa cuillère et de se nourrir tout seul (et il en met partout !). Il cherche sous les objets ou derrière notre dos lorsqu’on cache quelque chose, il nous écoute parler, participe à sa manière à nos conversations et éclate de rire jusqu'à s’en donner le hoquet quand on fait les pitres! C’est mon bébé : malicieux, rieur, observateur, curieux, parfois un peu capricieux mais si joyeux !

J’ai peur d’oublier mais au fond de moi je sais que, même si un jour ma mémoire défaille, mon cœur lui n’oubliera jamais ce concentré de bonheur quotidien… Je t’aime mon louveteau !

J'ai peur d'oublier
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Fière d'être allaitante

8 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve Publié dans #Bb

Fière d'être allaitante

Chère lectrice,

Tout d’abord je te prie de m’excuser, j’ai commencé à écrire cet article il y a presque un mois mais entre le boulot, louveteau qui a fait ses dents et des week-ends avec anniversaires, repas etc. j’arrivais à écrire à peine deux lignes !

J’ai toujours été une « pro-allaitement ». Donc si tu es une biberonnante à tendance véhémente qui veut me convaincre du bien-fondé de sa position je te conseille de sauter cet article et de revenir me lire plus tard. Je ne cherche pas le débat, je ne veut juger personne, et encore moins m’attirer les foudres de mes chères lectrices : je pense que chacune fait ce qui lui convient le mieux et je suis persuadée qu’il vaut mieux donner le biberon avec amour que le sein contrainte et forcée…

Ceci dit j’avoue qu’en tant que gentille femelle mammifère que je suis, j’ai énormément de mal à comprendre qu’on ne veuille pas tenter d’allaiter au moins les premiers mois… Il faut dire que j’ai entendu autour de moi et sur les forums bon nombre d’excuses et d’explications hallucinantes de femmes qui avaient choisi le biberon dès le départ (moi je les appelle les biberonnantes égoïstes) : « Je n’ai pas envie que ça me gâche la poitrine » (trop tard pétasse, c’est la grossesse qui gâche la poitrine et non l’allaitement), « Pas envie d’être disponible et à la merci de mon enfant 24h sur 24 » (pourquoi l’avoir voulu et mis au monde alors ??!) ; j’en passe et des meilleures… Mon avis ? Si tu ne veux pas allaiter c’est ton choix mais évite de sortir de tels propos !

A côté de cela, je plains profondément les femmes qui ont essayé et ont dû renoncer à leur allaitement face à des complications difficilement surmontables : trop peu ou pas de lait avec pour conséquence un bébé qui hurle de faim pendant des jours, bébé qui tète mal etc… J’ai remarqué que c’était souvent le résultat d’une césarienne d’urgence ou d’un accouchement particulièrement difficile ; ces mamans-là ont tout mon soutien car non seulement elles doivent guérir d’une mise au monde pénible mais elles doivent simultanément faire le deuil d’un allaitement qu’elles ont désiré…

Entre deux il y a les femmes qui ont essayé pendant quelques temps puis en ont eu marre ou ont baissé les bras aux premières complications (pic de croissance etc.). Avant j’aurais eu de la peine à les comprendre, je les aurais classées dans la même catégorie que les biberonnantes égoïstes, parce qu’elles n’ont pas persévéré… Maintenant que j’ai réellement vécu l’allaitement je peux leur dire : « Je vous comprends ».

Je vous comprends mais moi je continue, parce que j’ai la volonté de le faire, parce que j’aime ce contact avec mon fils, parce que malgré certains aspects contraignants je suis persuadée que c’est ce qu’il y a de meilleur pour lui. Quand j’entends au travail des femmes qui ont accouché peu après moi et reviennent maintenant de leur congé maternité me dire qu’elles ont allaité un mois puis sont passées au biberon par facilité, je ne les juge pas mais je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine fierté à allaiter encore louveteau à presque 8 mois… Cette fierté se reflète dans leur étonnement et leur admiration quand je leur dis que, oui j’allaite encore, oui exclusivement (entendez par là que mon louveteau n’a pas d’autre apport lacté que mon lait, même s’il est diversifié pour le reste depuis ses 4 mois **update à l’heure où je finis ce post, j’ai introduit des yaourts pour bébé au lait de vache le midi, n’arrivant plus à tirer 2 fois par jour), oui je tire mon lait au travail, non il n’a jamais eu de lait artificiel en poudre, non il n’en aura jamais (enfin, j’espère !) et oui j’aimerais continuer au moins jusqu’à ses 10 mois car à cet âge-là si je devais remplacer mon lait ça serait par du lait de croissance et non du lait en poudre (pardonnez-moi mais j’ai un problème avec le lait en poudre, je n’arrive pas à considérer qu’on donne du lyophilisé à un bébé). Toutes m’ont dit que j’étais courageuse ; je ne pense pas que ça soit une question de courage, mais plutôt une question de volonté. Je me suis fixée un objectif et je compte bien m’y tenir !

Je ne vais pas redire ici les bienfaits démontrés de l’allaitement maternel sur la santé des nourrissons ni vous pondre une platitude sur la beauté d’une femme qui allaite (un sein dont le mamelon s’engouffre dans une succion de va-et-vient effréné dans la bouche d’un bébé vorace… hum, c’est moyennement poétique dis comme ça non ?) ou sur le contact extraordinaire que ça crée entre une mère et son enfant.

Non, en fait je vais juste vous parler de MON allaitement, de comment je l’ai vécu, de comme je le vis maintenant, des différentes phases que j’ai abordées et de comment j’ai résolu certains problèmes ainsi que de quelques produits que je conseillerais aux futures mamans…

Le début de l’allaitement

J’ai la chance d’avoir un bébé qui a tout de suite tété correctement et très goulûment, car les tétées duraient rarement plus de 30 minutes et en moyenne 15 minutes. A la maternité j’ai été très bien entourée (merci le label « hôpital ami des bébés ») et les sages-femmes m’ont bien aidée à trouver les positions justes pour allaiter, elles étaient même disponibles pendant la nuit ! Malgré tout, les crevasses sont vite apparues et elles m’ont conseillé de « louer » en pharmacie (on peut également les acheter sur Internet) des coupelles en argent car ça aide à la cicatrisation… Je vous les conseille vivement car elles m’ont énormément aidée à continuer un allaitement qui commençait à être douloureux à chaque tétée… De plus, ayant les tétons extrêmement sensibles cela les protégeait du frottement même du soutien-gorge qui m’était insupportable.

Fière d'être allaitante

Sinon une crème à la lanoline est utile, également pour plus tard, car il m’est arrivé d’avoir encore quelques crevasses après des mois d’allaitement.

Fière d'être allaitante

La montée de lait s’est produite en 2-3 jours avec des seins énormes et douloureux mais cela restait supportable… D’autant que louveteau, plutôt goinfre, a vite aidé à désengorger tout ça ! J’ai eu la chance de ne pas avoir de grosses complications, ni engorgement, ni mastite ni rien de ce genre… le seul gros désagrément physique aura été les fuites de lait, notamment lorsque louveteau a commencé à faire des nuits plus longues… Et pour cela je vous recommande fortement des coussinets d’allaitement lavables (genre Bébé Confort)! Déjà parce que c’est plus économique/écologique, ensuite parce qu’avec leur épaisseur ils protègent les mamelons sensibles de tout frottement désagréable des vêtements, parce qu’ils absorbent beaucoup mieux que des jetables et enfin parce que je n’ai pas du tout aimé la sensation sur la peau des coussinets jetables, l’impression que la peau ne respire pas et transpire énormément à leur contact.

Fière d'être allaitante

Laissons de côté l’aspect physique de l’allaitement et parlons maintenant du côté pratique et émotionnel…

En choisissant l’allaitement (« à la demande » bien sûr !) je n’avais pas réalisé tout de suite ce que ça impliquerait : j’ai passé le premier mois de louveteau vissée à mon canapé !!! Oui oui, parce qu’un nourrisson ça n’a pas d’horaire, parce qu’on a beau avoir tout ce qu’il faut (seins et bavoirs) sous la main, il est difficile d’arriver à prévoir un déplacement en voiture, d’autant plus quand on habite en rase campagne et qu’il faut un trajet de minimum 20 minutes pour retrouver des magasins et une vie sociale… Parce que j’avais un adorable bébé pot-de-colle qui s’endormait sur moi après la tétée mais se réveillait dès que je voulais le poser ailleurs… Parce que les rares fois où j’arrivais à le poser sans problème je faisais le moins de bruit possible (hormis bruit de fond de la télévision ou de la radio) pour éviter de le réveiller, histoire d’avoir, à choix le temps de a) prendre une douche b) faire pipi c) mettre une lessive d) me reposer e) surfer un peu sur Internet… Parce que je ne compte plus les fois où mon premier repas conséquent de la journée se situait aux alentours de 22h passées, une fois louveteau endormi pour le début de sa nuit… (ce qui m’a quand même aidée, en plus de l’allaitement, à perdre 15kg de grossesse plus 9kg supplémentaires stockés ces dernières années par le manque de sport… là je pense qu’il y en a qui vont me détester non ?)

Cependant je me rends compte que j’ai eu un bébé plutôt facile, pleurant rarement (et JAMAIS au réveil pour manger), qui dès le départ tenait facilement 4 à 5h d’affilée dans la nuit (bon, ce n’était pas une crevette avec 3,600kg à la naissance, il paraît que ça aide). Par contre, comme je l’ai dit plus haut, il compensait la journée avec des tétées toutes les 1h30 à 2h !

Souvent après la dernière tétée de 23h00, il se réveillait vers 1h00 puis vers 3h00 ou 4h00. Pour moi le plus difficile était sans aucun doute la tétée entre 1h00 et 3h00, sachant que j’allais en général me coucher vers minuit… J’avais l’impression d’être une somnambule et il m’est arrivé plus d’une fois de me rendormir assise, la tête dodelinant en avant, avec louveteau qui tétait, bien calé par mon coussin d’allaitement ! À une semaine de vie il a fait une nuit de 23h00 à 6h00 puis une autre de 1h00 à 8h00 ! Mais bon, c’était exceptionnel… Les nuits s’enchaînaient en général sur deux modèles différents, selon l’heure de la dernière tétée et la fatigue de la journée : soit 21h00-1h30-4h30-7h00, soit 23h-3h-5h30-8h30.

On lit souvent des articles et des commentaires sur les forums concernant ces fameux pics de croissance des bébés (environ vers 7-10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois) et, même si j’en étais informée, je n’étais pas réellement préparée à ce qui allait m’arriver… À 3 semaines j’ai passé la journée ET la nuit avec louveteau collé au sein toutes les heures, voire toutes les demi-heures ! Il tétait très fort, parfois seulement quelques minutes puis il se mettait à pleurer ; à force j’avais l’impression d’avoir les seins complètement vides, j’étais fatiguée et je craignais de ne pas pouvoir poursuivre l’allaitement. Mes tétons étaient littéralement en feu mais je serrais les dents et tentais d’alterner le plus possible… Finalement, à 4h du matin, totalement épuisée, je suis allée chercher la sucette sauveuse (préalablement déjà bouillie et rangée proprement dans un tiroir, au cas où… c’est là que j’ai béni mon côté organisé) et j’ai pu enfin endormir mon petit ange… Le lendemain était déjà plus facile, mon corps s’étant adapté à une demande accrue. Les pics de croissance suivants n’ont pas été aussi flagrants ni aussi douloureux, heureusement !

À un mois louveteau a commencé à faire des nuits « plus longues » (avec comme conséquence des seins gonflés à bloc et débordant de lait au réveil), 23h-5h00, 21h30-4h00, 23h00-8h00 : mon sommeil n’était plus coupé par des réveils en pleine nuit, même si cela ne satisfaisait pas encore mon rythme de sommeil personnel (oui, à la base je suis une marmotte !) car je n’arrivais jamais à me rendormir après la tétée du petit matin qui durait parfois plus d’une heure… Puis, à partir de ses deux mois et demi louveteau a fait TOUTES ses nuits, environ 23h00-8h00. Et là je sens que je vais faire quelques envieuses…

Parmi les questions et interrogations d’une allaitante, j’ai été confrontée au problème des régurgitations : depuis le premier jour d’allaitement j’ai remarqué que mon louveteau régurgitait beaucoup, pas seulement après la tétée mais longtemps après encore, à tel point que j’ai dû acheter un stock énorme de bavoirs et qu’il en avait quasiment toujours un noué autour du cou (oui je sais, ça n’est pas très joli sur les photos mais c’est quand même vachement plus pratique pour maman !). Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû le changer, me changer et nettoyer le canapé sur lequel le lait (caillé) avait coulé… en témoignent les nombreuses taches restantes sur ledit canapé gris en tissu !

Au départ j’ai pensé à un RGO (reflux gastro-œsophagien) mais louveteau pleurait peu, jamais après une tétée ni quand je le couchais… Puis j’ai pensé à un REF (réflexe d’éjection fort) mais même en exprimant un peu de lait avant la tétée ça ne changeait rien… Au rendez-vous des 1 mois la pédiatre n’a pas eu l’air de s’inquiéter et est rapidement passée à autre chose. Je me suis donc faite une raison, armée de mes bavoirs, langes pour essuyer le menton et bonne odeur de lait caillé qui me suivait partout… en me disant que c’était certainement parce que louveteau était un gros goinfre, qu’il tétait trop vite et n’arrivait pas à évacuer l’air malgré les rôts (oui sur l’épaule, vous savez, quand vous vous retrouvez avec une traînée de lait sur le dos du t-shirt depuis les épaules jusqu’aux reins?)…

Aux 2 mois de louveteau j’ai eu mon premier rendez-vous avec Léa, la sage-femme que j’avais choisie pour la rééducation périnéale. Auparavant j’avais appelé les sages-femmes de l’hôpital où j’ai accouché ainsi que d’autres sages-femmes indépendantes mais soit il n’y avait plus de place avant septembre (j’ai accouché en mars !) soit il fallait y aller sans bébé pour « être concentrée ». Ne voulant pas repousser ces séances après ma reprise du travail et ne pouvant/voulant pas faire garder louveteau je suis finalement tombée sur Léa qui m’a semblé très sympathique au téléphone et qui m’a dit que « oui bien sûr » je pouvais venir avec bébé… Quel soulagement !

Lors de la première séance, pendant que je faisais mes exercices elle s’est occupée de bébé, puis m’a montré comment lui masser le ventre, lui faire de la réflexologie plantaire pour les coliques, le tenir et le masser pour l’aider à faire son rôt, etc. Ayant remarqué qu’en une heure il avait régurgité plusieurs fois et en quantité assez importante, elle m’a évidemment posé des questions sur mon allaitement et la fréquence des tétées… à ce moment-là c’était encore variable mais environ toutes les 2 heures, voire un peu plus rapprochées le soir pour tenir une partie de la nuit… Elle m’a immédiatement conseillé d’espacer progressivement les tétées pour arriver à 4 heures d’écart, afin de ne pas me sur-fatiguer mais aussi pour que bébé ait le temps de digérer avant de remettre une nouvelle digestion en route. Sur le moment j’étais profondément sceptique pour plusieurs raisons : j’avais encore en tête l’expression « allaitement à la demande » (si c’est à la demande c’est incompatible avec la notion d’horaire non ?) et je me demandais comment gérer un bébé qui semble avoir tout le temps faim et le faire patienter deux heures de plus… D’un autre côté j’étais tentée d’essayer pour voir si les régurgitations diminuaient et aussi pour lui donner un rythme et des horaires en vue de ma reprise du boulot deux mois plus tard.

J’ai donc essayé, d’abord en l’occupant le plus possible, en jouant avec lui, en le promenant, en lui chantant des chansons jusqu’à ce qu’il montre réellement des signes de faim et pas juste quelques chouinements pour lesquels auparavant je me serais déjà précipitée avec le sein sorti… Les premiers temps j’ai réussi à espacer de 3h sans trop de problèmes puis doucement un écart de 3h30 et enfin de 4h voire plus. Mais dès le premier jour j’ai remarqué une différence flagrante : louveteau ne régurgitait quasi plus !

Une autre observation que j’ai pu faire était celle du « sein préféré ». Oui parce qu’il semblerait que les bébés aient un sein qu’ils préfèrent, que ce soit une histoire de position, de débit, de quantité de lait… Depuis tout petit j’ai remarqué que louveteau préférait le droit, il le tétait plus assidûment, s’endormait plus facilement dessus. A gauche il lui arrivait souvent de chouiner, voire même de pleurer très fort, jusqu’à ce que je le change de côté… Je me doutais qu’il s’agissait d’une histoire de débit mais cela s’est confirmé lorsque j’ai commencé à tirer mon lait en double pompage : en effet, le débit était nettement moins rapide, je devais stimuler plus pour que le réflexe d’éjection se produise et au final la quantité était moindre aussi car, pour un même laps de temps, je tirais moitié moins sur le sein gauche que sur le sein droit !

Le rythme de croisière

Peu de temps après avoir espacé les tétées, louveteau a commencé à faire ses nuits. La journée les tétées s’enchaînaient toutes les 4 heures environ, ce que j’appelle le rythme de croisière car cela signifiait environ 4 tétées par jour, à horaire quasi régulier. Au départ je me basais sur l’heure de la première tétée pour établir le planning horaire de la journée… Plus tard (et avec l’introduction des solides) j’ai fixé des heures (à 30 min près) pour qu’on ait un horaire régulier pour ma reprise de travail et la garde chez la nounou.

Et là c’était le bonheur ! J’avais les seins souples, plus de fuites de lait, pas de douleurs le matin au réveil ; je me sentais libre de me déplacer avec mon louveteau sans craindre une crise de pleurs « j’ai faim » au milieu d’un magasin qui me fasse courir pour trouver un coin allaitement ou pire l’allaiter dans la voiture…

De plus, louveteau était de plus en plus éveillé, je ressentais avec lui pendant la tétée un contact encore plus fort qu’auparavant car ce n’était plus seulement physique, je n’étais plus seulement le sein nourricier, il y avait entre nous une réelle interaction : parfois il interrompait sa tétée pour me regarder et discuter, ou plutôt prononcer quelques borborygmes en souriant avant de continuer.

La reprise du travail

Pour préparer la reprise du travail j’ai commencé un mois avant à tirer mon lait le matin au réveil avant que louveteau n’émerge, sur les conseils de ma sage-femme qui m’avait dit que de toute façon la force de succion de bébé était plus forte et plus efficace qu’un tire-lait et que louveteau ne manquerait donc de rien mais relancerait la production de lait même si j’avais tiré peu avant. De la sorte j’ai pu tirer assez facilement 180ml (au minimum, voire 240ml) à mettre au congélateur dans des pots de conservation Avent, pour avoir un peu de réserve. (En plus ils sont pratiques car réutilisable pour les purées et compotes!)

Fière d'être allaitante

Au bout de deux jours de tire-lait manuel je me suis précipitée sur le net pour commander le supplément électrique qui allait sur mon tire-lait Nuby : le tirage manuel prenait beaucoup trop de temps à mon goût et en plus j’avais mal à la main !

Fière d'être allaitanteFière d'être allaitanteFière d'être allaitante

Le tire-lait version électrique me convenait nettement mieux, j’avais également des biberons Nuby Natural Touch (que j’ai trouvé super pour louveteau et qu’il utilise d’ailleurs toujours) et quelques pots de conservation Nuby, plus petits et donc plus pratiques pour congeler de petites quantités.

Fière d'être allaitante

Mais très rapidement j’ai conclu que le tirage sur un seul sein à la fois me prendrait beaucoup trop de temps au travail… J’ai donc acheté le tire-lait double pompage Freestyle de Medela et j’en suis absolument ravie ! Certes, il est cher mais a) je tire en 15 minutes maximum sur les deux seins b) il est nettement plus confortable car les téterelles sont moulées en un seul morceau et il n’y a donc pas de jointure qui râpe sur le téton c) les deux vitesses permettent de gérer le réflexe d’éjection, d) la batterie a une autonomie énorme e) il est facilement et rapidement démontable pour le nettoyage. Bref, pour moi il a été indispensable et il l’est encore ! En plus, avec ma commande j’ai reçu également le joli sac noir qui va avec, contenant une glacière carrée, 4 biberons et un pain de congélation… Mon tire-lait passe ainsi totalement inaperçu au travail !

Fière d'être allaitante

Je disais donc, j’ai repris le travail lorsque louveteau avait 4 mois et demi et nous avions commencé la diversification depuis deux semaines. Je tirais donc mon lait deux fois par jour, une fois en début d’après-midi (au lieu de la tétée de 11h30 car ça me permettait de tirer plus) et une fois en fin d’après-midi avant de partir du travail pour compléter. De la sorte j’arrivais à remplir au moins 2 bibs de 180ml. Peu à peu nous avons augmenté les quantités de solides et diminué un peu celle de lait : bibs de 160ml, puis 150ml, 140ml et enfin 120ml…

Et puis voilà, à partir de mi-octobre, lorsque mon chef est parti en vacances en fait, je n’avais plus du tout le temps de tirer deux fois par jour ! J’ai entamé une bonne partie des réserves de mon lait au congélateur pour compléter les deuxièmes bibs ; et puis j’en ai consommé une partie aussi pour lui donner du lait le matin les quelques jours où la panne de réveil due à une nuit en mode louveteau-hibou faisait que je n’avais plus du tout le temps de l’allaiter !

J’arrivais péniblement à tirer une fois au travail et je tirais encore une fois à peine rentrée à la maison, en courant et en stressant de ne pas arriver à remplir deux bibs… J’étais fatiguée, louveteau faisait de mauvaises nuits à cause des poussées dentaires, j’avais moins de lait et surtout… je ne pouvais plus voir mon tire-lait en peinture !!! J’adorais et j’adore toujours allaiter mon fils, mais cette machine infernale (même si très confortable) qui remplaçait les tétées de mon bébé, je ne sais pas, j’en avais marre ! Il paraît qu’on passe toutes par là… Ne voulant pas arrêter l’allaitement pour autant j’ai décidé de continuer à tirer mon lait mais une seule fois pour faire un seul bib, celui de son goûter chez nounou, et de remplacer le bib du midi par des yaourts pour bébé. Par contre le week-end c’est tétée à volonté, pour notre plus grand bonheur à tous les deux ! Louveteau a l’air d’aimer ses yaourts chez nounou et moi je suis moins fatiguée et plus zen face à mon tire-lait.

Ce qu’il y a de merveilleux dans l’allaitement (et de moins merveilleux)

Pour conclure ce post sur l’allaitement je vous dirai que oui, malgré des hauts et des bas, des questions parfois sans réponses, quelques difficultés, oui l’allaitement c’est beau, c’est magique, c’est un lien avec mon fils que personne d’autre n’aura jamais et que personne ne peut m’enlever. Je suis fière, fière d’avoir tenu bon pour lui, de m’être entêtée (comme dans tout ce que je fais), d’avoir persévéré en sachant que je le faisais pour son bien. Parce que maintenant qu’il a grandi (louveteau a bientôt 8 mois…snif bouh, ça passe trop vite !) il se penche tout seul vers mon sein pour me montrer qu’il a encore faim/soif, il me regarde l’air courroucé si je n’ai pas encore dégrafé mon t-shirt, il sourit quand je le fais et puis il me regarde avec un regard doux et plein d’amour en gloutonnant son lait, mon lait… Parfois il s’interrompt tout seul, se décroche, me sourit en tendant la main vers mon visage et puis se jette à nouveau avidement sur mon sein comme pour dire simplement « il est bon ton lait maman, merci, je t’aime ».

Oui, l’allaitement est merveilleux, quand ça va bien… Et même si cela se passe très bien, au début on n’échappe pas aux angoisses, aux questions de primipare du genre « ai-je assez de lait ? », « pourquoi est-ci qu’il pleure en tétant ? » « boit-il assez, assez souvent ? », « faut-il alterner les seins ? Plus ? Moins ? », etc. Je n’ai pas trouvé de réel soutien ni d’écoute du côté de ma pédiatre, même si pour le reste elle est très bien… Non, pour soutenir un allaitement il faut une allaitante, quelqu’un qui s’y connaît, qui est passée par là et qui comprends les doutes, les angoisses… J’en profite donc pour remercier en premier ma maman qui, rien qu’au téléphone, arrivait à me rebooster quand je flanchais… et je lui donne une palme de mérite tout particulier car, même si elle n’a eu que moi, elle m’a tout de même nourrie au sein 9 mois durant à raison de toutes les 2 heures jour ET nuit! Et oui, la petite crevette que j’étais tétait lentement, avait vite le ventre plein mais digérait bien vite aussi ! En deuxième plan et pour les questions plus techniques, j’aimerais remercier les mamans de la Leche League et de Galactée, qui se tiennent à disposition téléphoniquement et prennent réellement le temps de nous écouter et de nous répondre à toutes les interrogations que l’on peut avoir et merci aussi à Léa pour avoir résolu le problème de régurgitation de louveteau… Enfin, je remercie aussi Papa-Loup car, même s’il n’était pas d’un réel secours face à mes interrogations, il n’a pas une seule fois remis en question ma volonté d’allaiter et pour moi ça, c’était un réel soutien, important et nécessaire !

Le seul point « négatif » à l’allaitement (et je mets volontairement des guillemets car ce n’est pas bien grave) c’est que cela va faire 8 mois que je n’ai pas fait de grasse matinée… du genre de dormir 10 ou 12 heures d’affilée vous voyez ?! Oui parce qu’évidemment c’est Bibi qui se lève le matin pour nourrir louveteau-vorace, mais c’est aussi Bibi qui se lève la nuit pour rendormir louveteau-hibou puisque ledit louveteau a pris l’habitude que ça soit maman qui l’endorme et non papa… quand c’est papa qui se pointe au milieu de la nuit, soit il continue de pleurer de plus belle ce qui fait que maman ne peut de toute façon pas dormir, soit il gazouille pour jouer avec papa et le résultat pour maman est le même...

Face à mon épuisement il y a quelques semaines Papa-Loup a bien proposé de se lever quelques fois le week-end pour donner un bib à bébé à 7h du mat… merci chéri mais non, parce que ça voudrait dire soit puiser dans mes réserves du congélateur qui sont déjà passablement réduites soit devoir tirer mon lait une fois de plus (et là, décidément, non !)… Et puis surtout ça m’enlève le plaisir d’avoir bébé au sein le week-end, déjà que je le vois (trop) peu la semaine ! Donc je me lève, parfois telle un zombie, mais le sourire repu de mon fils après la tétée du matin me rend en bonheur ce que le manque de sommeil me prend en énergie… Certes, je serai soulagée lorsque louveteau aura grandi et que nous pourrons nous alterner (toi samedi, moi dimanche) pour avoir chacun son quota d’heures de sommeil… mais je ne suis pas pressée, je n’ai pas envie que ça s’arrête là maintenant…

Il y a mille façons d’aimer son enfant, mille façons de le lui prouver, de le lui montrer et pour moi l’allaitement fait partie de ces mille façons… c’est un don de soi, un moment d’amour partagé unique en son genre qu’aucun homme ni aucune autre femme ne pourra jamais nous voler… c’est moi ta maman, moi qui t’ai nourri au sein pendant de longs mois pour te donner ce que je considère être le meilleur pour toi. Je ne suis pas une mère parfaite, je suis une mère imparfaite qui fait de son mieux mais je suis fière d’être une mère allaitante…

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Oyez oyez, j'ai (enfin) fini mon post sur l'allaitement! Yihaaaa! Plus qu'à

8 Novembre 2013 , Rédigé par Maman-Louve

Oyez oyez, j'ai (enfin) fini mon post sur l'allaitement! Yihaaaa! Plus qu'à mettre en page et publier mais ça arrive!

Je vous préviens j'ai écrit un pavé! :-D

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Petite question les mamans : quand avez-vous baissé le sommier du lit de bébé

30 Octobre 2013 , Rédigé par Maman-Louve

Petite question les mamans : quand avez-vous baissé le sommier du lit de bébé au niveau inférieur??

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